Kung Fu

 

Le Kung Fu Wu Shu existe depuis plus de deux millénaires en Chine, il se situe dans l’héritage historique et culturel universel mis au point et développé par les taoïstes. Le Wu Shu permet de se réaliser pleinement dans le mouvement, dans la sensation, dans la pensée. « Wu Shu » signifie mot à mot « Art s’opposant à la violence », à la traduction habituelle « Art Martial » on peut lui préférer « Art Chevaleresque ».

 

L’idée taoïste de cette discipline est de maîtriser sa propre violence sans l’utiliser, pour prolonger la vie et non l’écourter prématurément. Il est basé sur les fondements de la fameuse technique zoomorphe du médecin traditionnel Hua To (205-290 apr. J.-C.). Cette méthode permet de revenir aux sources de l’art du poing en utilisant toutes les capacités du corps d’une façon logique et rationnelle. Elle conduit aussi vers la plus haute utilisation de toutes les capacités dans des cas extrêmes.

 

La pratique comprend l’alternance entre équilibre, souplesse, mouvement et force. C’est un art qui a pour objectif de forger l’être humain dans la voie de la connaissance, la réalisation de soi et de nous guider sur le chemin de la sagesse.

 

Il a été recensé plus de 400 écoles de Kung Fu Wu Shu en Chine. On peut toutefois distinguer deux principales tendances :

Le style dit externe, d’apparence très dynamique et physique

Le style dit interne se pratiquant de manière plus lente et plus douce mais dont la puissance n’a rien à envier à l’externe

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En Chine, on pratique généralement le style externe de l’enfance jusqu’au début de la vieillesse où l’on commence la pratique du style interne. Il existe au sein de ces deux tendances plusieurs écoles.

 

Pour l’interne :

le Taï Ji Quan (« poing du grand faîte »),

le Hsing Yi Quan (« poing de l’intention prenant forme » ou de « l’union de la forme et de l’intention »),

le Ba Gua Zhang (« paume des huit trigrammes »).

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Pour l’externe :

les boxes longues du nord et courtes du sud, parmi lesquelles on trouve les poings du tigre (Hu Quan),

du léopard, Pao Quan),

de l’ours (Xiong Quan),

de la grue (He Quan),

du singe (Wu Quan),

du serpent (She Quan),

de la mante religieuse (Tang Lang Quan),

du Dragon (Long Quan),

du phénix (Feng Huang Quan),

de la fleur de prunier (Meï Hua Quan),

de l’homme ivre (Zui Jiu Quan),

du printemps radieux (Wing Chun ou Yong Tsun Quan),

de la famille Hung (Hung Jia Quan),

de la famille Mo (Mo Jia Quan),

de la famille Liu ( Liu Jia Quan),

des familles Choï,

et des familles Li (Choï Li Fo).

 

Récemment, la Chine Populaire a institué le style « moderne » où ces écoles sont pratiquées de façon plus spectaculaire que le Kung Fu Wu Shu traditionnel, avec des postures exagérées, des sauts périlleux et des grands écarts.

 

Un peu d’histoire :
L’origine du Wu Shu est difficile à situer tant elle est ancienne. On peut toutefois affirmer que les arts martiaux chinois, datent de bien avant la fondation des monastères de Shao Lin, qui eux mêmes existaient avant l’arrivée du légendaire Bodhidharma (TaMo en chinois). En effet, dans des ouvrages des dynasties Han (de 206 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.) et Xia (première de l’histoire de la Chine, de -2205 à -1767 av. J.-C.), il est fait mention de méthodes de combat en armes et à mains nues.

 


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